{"id":15842,"date":"2014-10-08T13:44:59","date_gmt":"2014-10-08T13:44:59","guid":{"rendered":"http:\/\/wca.ifpri.info\/?p=637"},"modified":"2014-10-08T13:44:59","modified_gmt":"2014-10-08T13:44:59","slug":"commerce-agricole-africain-une-recente-croissance-prometteuse-pour-la-securite-alimentaire-et-la-resilience","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/2014\/10\/08\/commerce-agricole-africain-une-recente-croissance-prometteuse-pour-la-securite-alimentaire-et-la-resilience\/","title":{"rendered":"Commerce agricole africain : une r\u00e9cente croissance prometteuse pour  la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la r\u00e9silience"},"content":{"rendered":"<p><b><a href=\"https:\/\/africa.ifpri.info\/files\/2014\/10\/announcement_web_2014_0.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-640\" alt=\"announcement_web_2014_0\" src=\"https:\/\/africa.ifpri.info\/files\/2014\/10\/announcement_web_2014_0.png\" width=\"190\" height=\"190\" \/><\/a>8 Octobre 2014 \u2013 Addis-Abeba, \u00c9thiopie<\/b> \u2013 Apr\u00e8s plusieurs d\u00e9cennies de d\u00e9clin, la part de l\u2019Afrique dans le commerce agricole mondial a augment\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es et les \u00e9changes commerciaux entre pays africains ont enregistr\u00e9 une hausse notable. Selon un rapport publi\u00e9 lors de la conf\u00e9rence annuelle sur le Syst\u00e8me r\u00e9gional d'analyse strat\u00e9gique et de gestion des connaissances (ReSAKSS) organis\u00e9e \u00e0 Addis-Abeba (\u00c9thiopie), ces tendances ont stimul\u00e9 la capacit\u00e9 de l\u2019Afrique \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 la nourriture et \u00e0 la distribuer aux plus n\u00e9cessiteux dans les p\u00e9riodes difficiles.<br \/>\nCette conf\u00e9rence, essentiellement ax\u00e9e sur ces conclusions et d\u2019autres r\u00e9sultats du Rapport annuel 2013 sur les tendances et les perspectives \u00e0 l\u2019\u00e9chelle africaine (<i>Annual Trends and Outlook Report<\/i>, ATOR), est organis\u00e9e par la Commission de l\u2019Union africaine (CUA), en partenariat avec l\u2019Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI).<br \/>\nLes participants \u00e0 la conf\u00e9rence discuteront de la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019am\u00e9liorer les r\u00e9sultats et la comp\u00e9titivit\u00e9 du commerce agricole en vue de renforcer la r\u00e9silience des plus pauvres et des personnes vuln\u00e9rables. Ils examineront les derniers r\u00e9sultats de l\u2019agriculture africaine au regard des indicateurs cl\u00e9s du Programme d\u00e9taill\u00e9 de d\u00e9veloppement de l'agriculture africaine (PDDAA). Ils d\u00e9battront \u00e9galement des progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en vue de la planification et la mise en \u0153uvre de politiques bas\u00e9es sur les r\u00e9sultats gr\u00e2ce \u00e0 la cr\u00e9ation et l\u2019exploitation de plateformes de syst\u00e8mes d\u2019analyse strat\u00e9gique et de gestion des connaissances (SAKSS), et du renforcement de la responsabilit\u00e9 mutuelle \u00e0 travers des revues conjointes, r\u00e9guli\u00e8res et compl\u00e8tes, du secteur agricole.<br \/>\nSelon le rapport, les exportations agricoles africaines ont repr\u00e9sent\u00e9 3,3\u00a0% du commerce agricole mondial en 2009-2013, contre seulement 1,2\u00a0% entre 1996 et 2000. Bien qu\u2019encore modeste, ce chiffre a donc \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par trois. De plus, les exportations agricoles de l\u2019Afrique ont quadrupl\u00e9 en termes de valeur et doubl\u00e9 en termes caloriques. Et la part du commerce intra-africain a quant \u00e0 elle doubl\u00e9\u00a0: pr\u00e8s de 34\u00a0% des exportations agricoles africaines se font vers d\u2019autres pays du continent.<br \/>\nCes r\u00e9sultats importants montrent que le commerce agricole en g\u00e9n\u00e9ral \u2013 et le commerce intra-africain en particulier \u2013 est essentiel pour garantir la r\u00e9silience des plus pauvres et des personnes vuln\u00e9rables face aux chocs \u00e9conomiques et aux \u00e9v\u00e9nements climatiques s\u00e9v\u00e8res.<br \/>\n\u00ab\u00a0Bien que la situation soit tr\u00e8s diff\u00e9rente de celle des ann\u00e9es 1960 \u2013 les pays africains dominaient alors les march\u00e9s mondiaux \u2013, les derniers r\u00e9sultats indiquent que l\u2019Afrique peut redevenir un acteur majeur, a d\u00e9clar\u00e9 Ousmane Badiane, directeur de l\u2019IFPRI pour l\u2019Afrique. Les pays doivent maintenant poursuivre leurs politiques et leurs r\u00e9formes institutionnelles et augmenter les investissements qui ont favoris\u00e9 ce changement.\u00a0\u00bb<br \/>\n<b>\u00a0<\/b>Selon le rapport, l\u2019augmentation de la part de l\u2019Afrique dans les exportations agricoles mondiales s\u2019explique par les am\u00e9liorations apport\u00e9es dans les infrastructures commerciales, dont les t\u00e9l\u00e9communications, par l\u2019int\u00e9gration r\u00e9ussie dans les march\u00e9s mondiaux et r\u00e9gionaux \u00e0 travers des accords commerciaux pr\u00e9f\u00e9rentiels, par une croissance \u00e9conomique am\u00e9lior\u00e9e et la hausse mondiale des prix de certaines mati\u00e8res premi\u00e8res.<br \/>\nLe rapport r\u00e9v\u00e8le \u00e9galement que la diversit\u00e9 des cultures a contribu\u00e9 \u00e0 stimuler le commerce. \u00c0 la fin des ann\u00e9es 1990, les dix principales exportations agricoles repr\u00e9sentaient 51\u00a0% du total des exportations agricoles africaines. Depuis, ces derni\u00e8res se sont diversifi\u00e9es et sont devenues plus comp\u00e9titives\u00a0: en 2010, les dix premi\u00e8res exportations agricoles repr\u00e9sentaient 40\u00a0% du total des exportations.<br \/>\nStimul\u00e9es par la croissance \u00e9conomique et d\u00e9mographique, les importations agricoles ont connu une croissance beaucoup plus rapide que les exportations. Le d\u00e9ficit du commerce agricole a par cons\u00e9quent grimp\u00e9 de moins de 1 milliard \u00e0 pr\u00e8s de 40 milliards de dollars am\u00e9ricains, soulignant le d\u00e9fi consid\u00e9rable que doivent relever les pays africains ainsi que le besoin d\u2019approfondir les r\u00e9formes et d\u2019intensifier les efforts qui ont abouti \u00e0 la hausse des exportations dans la derni\u00e8re d\u00e9cennie.<br \/>\n\u00ab\u00a0Renouvel\u00e9e \u00e0 Malabo par les chefs d\u2019\u00c9tat et les gouvernements africains, la promesse de redoubler d\u2019efforts pour stimuler la comp\u00e9titivit\u00e9 et le commerce sur les march\u00e9s mondiaux et intra-africains est arriv\u00e9e \u00e0 point nomm\u00e9, se f\u00e9licite Abebe H. Gabriel, directeur du d\u00e9partement de l\u2019\u00c9conomie rurale et de l\u2019Agriculture \u00e0 la CUA. C\u2019est un pas dans la bonne direction.\u00a0\u00bb<br \/>\nLe rapport conclut que les pays africains sont plus comp\u00e9titifs sur les march\u00e9s r\u00e9gionaux et que la rapide croissance de la demande sur ces march\u00e9s a contribu\u00e9 aux r\u00e9sultats positifs des pays africains. De plus, il d\u00e9montre que la lev\u00e9e des obstacles au commerce r\u00e9gional peut stimuler davantage la croissance du commerce intra-africain et permettre aux pays de profiter des effets stabilisateurs d\u2019un commerce r\u00e9gional \u00e9tendu. Les march\u00e9s alimentaires nationaux peuvent \u00eatre stabilis\u00e9s en \u00e9largissant le commerce r\u00e9gional pour amortir les chocs subis par les pays. Le commerce r\u00e9gional peut aussi contribuer \u00e0 att\u00e9nuer les effets des chocs climatiques dans tous les pays. Le rapport montre que sur pr\u00e8s de 40\u00a0% des 30 derni\u00e8res ann\u00e9es (quatre ans par d\u00e9cennie), les \u00e9changes commerciaux auraient pu att\u00e9nuer l\u2019impact des pertes de production de ma\u00efs dues \u00e0 la s\u00e9cheresse.<br \/>\nLes politiques commerciales devraient viser la r\u00e9duction des frais de transport et autres co\u00fbts de transaction et l\u2019augmentation de la productivit\u00e9 agricole afin d\u2019am\u00e9liorer les moyens de subsistance des plus pauvres et des personnes vuln\u00e9rables et de renforcer leur r\u00e9silience. Par exemple, le rapport note que, dans le cas des pays de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (CEDEAO) et du March\u00e9 commun de l\u2019Afrique orientale et australe (COMESA), une r\u00e9duction de 10 % de l\u2019ensemble des co\u00fbts commerciaux augmenterait les exportations c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res r\u00e9gionales d\u2019environ 20\u00a0% en moyenne sur les 15 prochaines ann\u00e9es. L\u2019impact serait au moins 2,5 fois sup\u00e9rieur pour des denr\u00e9es de base comme les racines et les tubercules. Une augmentation similaire des rendements aurait un impact encore plus grand sur les exportations r\u00e9gionales, avec des hausses d\u2019au moins 30 \u00e0 40\u00a0% pour la quasi-totalit\u00e9 des denr\u00e9es. Plus particuli\u00e8rement, le rapport conseille aux gouvernements de\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>D\u00e9velopper les march\u00e9s avec de meilleures infrastructures de transport afin de faciliter le transit des cultures des zones exc\u00e9dentaires vers des zones d\u00e9ficitaires ;<\/li>\n<li>Investir dans la science et la technologie pour renforcer la productivit\u00e9 et les capacit\u00e9s des secteurs agricoles nationaux afin d\u2019approvisionner les march\u00e9s locaux et d\u2019absorber les chocs\u00a0;<\/li>\n<li>\u00c9liminer les obstacles transfrontaliers non tarifaires afin d\u2019encourager l\u2019int\u00e9gration aux march\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9chelon national, r\u00e9gional et international\u00a0; et<\/li>\n<li>Investir dans des programmes de protection sociale et adopter des politiques plus favorables en vue d\u2019att\u00e9nuer les effets d\u00e9stabilisateurs potentiels du commerce et optimiser ses b\u00e9n\u00e9fices \u00e0 court et long termes pour la croissance et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.<\/li>\n<\/ul>\n<p><i>L\u2019Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) cherche des solutions durables pour \u00e9radiquer la faim et la pauvret\u00e9. L\u2019IFPRI a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 1975 pour identifier et analyser des strat\u00e9gies et des politiques alternatives aux niveaux national et international afin de r\u00e9pondre aux besoins alimentaires du monde en d\u00e9veloppement, avec une attention particuli\u00e8re pour les pays \u00e0 faibles revenus et pour les groupes de populations les plus pauvres de ces pays. L\u2019IFPRI est membre du Consortium du CGIAR. <\/i><a href=\"http:\/\/www.ifpri.org\/\"><i>www.ifpri.org<\/i><\/a><i>.<\/i><br \/>\nLire l'article ci-dessous<br \/>\n<a href=\"https:\/\/africa.ifpri.info\/files\/2014\/10\/ReSAKSS-2014-press-release-FINAL_French.pdf\">ReSAKSS 2014 Communiqu\u00e9 de Presse<\/a>\u00a0 (PDF 308 Ko)<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>8 Octobre 2014 \u2013 Addis-Abeba, \u00c9thiopie \u2013 Apr\u00e8s plusieurs d\u00e9cennies de d\u00e9clin, la part de l\u2019Afrique dans le commerce agricole mondial a augment\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es et les \u00e9changes commerciaux entre pays africains ont enregistr\u00e9 une hausse notable. 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