{"id":16033,"date":"2021-01-11T15:03:14","date_gmt":"2021-01-11T15:03:14","guid":{"rendered":"https:\/\/africanew.ifpri.info\/2021\/01\/11\/an-inclusive-future-for-small-holder-farming-in-africa\/"},"modified":"2021-04-27T14:23:40","modified_gmt":"2021-04-27T14:23:40","slug":"an-inclusive-future-for-small-holder-farming-in-africa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/2021\/01\/11\/an-inclusive-future-for-small-holder-farming-in-africa\/","title":{"rendered":"Un avenir inclusif pour les petites exploitations agricoles en Afrique"},"content":{"rendered":"<p>Une question majeure a retenu mon attention dans toutes les r\u00e9unions sur l'agriculture \u00e0 petite \u00e9chelle auxquelles j'ai assist\u00e9, y compris la session de concertation en ligne sur les perspectives r\u00e9gionales\u00a0: les aspects de la dimension sociale de l'agriculture \u00e0 petite \u00e9chelle, li\u00e9s au genre et aux jeunes. Nous devons changer notre approche concernant la pratique de l'agriculture par les femmes et les jeunes. Nous devons cesser de croire que pour une l'agriculture plus accessible et plus inclusive, la solution serait de r\u00e9soudre le probl\u00e8me des femmes et des jeunes. Les femmes et les jeunes sont d\u00e9j\u00e0 aptes et travaillent dans le secteur, pr\u00eats \u00e0 jouer des r\u00f4les plus importants. Nous devons plut\u00f4t corriger ces probl\u00e8mes et arranger ces syst\u00e8mes qui les emp\u00eachent d'avancer. Je m'int\u00e9resse de pr\u00e8s \u00e0 l'inclusion significative des femmes et des jeunes dans l'agriculture et je suis convaincu qu'il serait n\u00e9gligent de concevoir dans les d\u00e9bats un avenir de l'agriculture \u00e0 petite \u00e9chelle en Afrique sans eux.<\/p>\n<p><strong>Collaborer avec les femmes et les jeunes<\/strong><\/p>\n<p>Une des certitudes est que ce n'est qu'en donnant des moyens aux jeunes et aux femmes engag\u00e9s dans l'agriculture et en reconnaissant et en respectant leurs droits qu'il sera possible de parvenir \u00e0 construire un secteur agricole \u00e0 petite \u00e9chelle durable et inclusif. Cependant, lorsque nous parlons d'agriculture \u00e0 petite \u00e9chelle, nous la caract\u00e9risons souvent par la superficie des terres ou de l'exploitation, ignorant certaines diff\u00e9rences \u00e9normes bas\u00e9es sur des aspects comme, le sexe (homme ou femme) et l'\u00e2ge (jeune ou vieux) de l'exploitant, le responsable de l'exploitation, la provenance et le nombre de travailleurs. Ce sont des dimensions sur lesquelles nous devons r\u00e9ellement r\u00e9fl\u00e9chir, parce que sans quoi nous ratons certaines tendances qui s'affirment. Par exemple, contrairement aux arguments actuels selon lesquels l'\u00e2ge des agriculteurs africains tournerait autour de 50 et 60 ans, la d\u00e9mographie des exploitations agricoles de petite \u00e9chelle change et davantage de jeunes s'engagent dans l'agriculture et ses activit\u00e9s connexes. Des r\u00e9sultats d'un travail de recherche publi\u00e9s quelques ann\u00e9es auparavant par le Centre international pour la recherche sur le d\u00e9veloppement indiquaient que 11\u00a0% des jeunes \u00e9taient int\u00e9ress\u00e9s par l'agriculture, dans la r\u00e9gion. Inversement, des \u00e9tudes plus r\u00e9centes montrent que l'\u00e2ge moyen de l'agriculteur est de 34 \u00e0 45 ans. Nous devons donc nous pencher s\u00e9rieusement sur les dimensions sociales de l'agriculture, parce que certains de ces groupes sont confront\u00e9s \u00e0 des difficult\u00e9s sp\u00e9cifiques qui sont souvent ignor\u00e9es.<\/p>\n<p>Les femmes, par exemple n'ont pas acc\u00e8s aux ressources productives, aux intrants agricoles, \u00e0 l'information, aux finances, aux services, aux march\u00e9s, \u00e0 la protection sociale, encore moins au savoir-faire technologique et entrepreneurial. Elles sont \u00e9galement typiquement les principales aidantes naturelles dans les m\u00e9nages, ce qui sugg\u00e8re qu'elles supportent de lourdes charges de travail qui r\u00e9duisent leur capacit\u00e9 productive et leur bien-\u00eatre g\u00e9n\u00e9ral, en particulier \u00e0 la suite de la pand\u00e9mie de la Covid-19. Par ailleurs, des normes sociales et st\u00e9r\u00e9otypes handicapants sur ce que les femmes peuvent faire et doivent faire persistent dans de nombreux pays. Concernant les jeunes, le transfert interg\u00e9n\u00e9rationnel des terres ne s'effectue pas, ainsi la plupart cultivent des terres auxquelles ils n'ont aucun droit et cette situation touche davantage les jeunes femmes.<\/p>\n<p><strong>Voix absentes<\/strong><\/p>\n<p>Nous savons que lorsque les femmes et les jeunes ont un meilleur acc\u00e8s aux ressources, aux services, aux perspectives \u00e9conomiques et \u00e0 la prise de d\u00e9cision, les communaut\u00e9s ont plus nourriture, leur situation nutritionnelle s'am\u00e9liore, les revenus ruraux augmentent et les syst\u00e8mes alimentaires deviennent plus efficients et plus durables. Ainsi, de toute \u00e9vidence, certes les femmes et les jeunes de la r\u00e9gion ont besoin de l'agriculture, mais l'agriculture africaine a \u00e9galement besoin d'eux. Cependant, ils sont souvent absents du d\u00e9bat sur les politiques et des programmes agricoles d'envergure. Nous devons r\u00e9fl\u00e9chir s\u00e9rieusement de mani\u00e8re critique sur l'absence de ces jeunes et la persistance de la notion de petits exploitants agricoles, comme s'ils n'\u00e9taient d\u00e9finis que par la taille de leurs exploitations. Nous devons commencer \u00e0 r\u00e9soudre certains de ces probl\u00e8mes et veiller \u00e0 ce que les femmes soient visibles. Il est \u00e9galement n\u00e9cessaire d'apporter des preuves mieux d\u00e9finies sur la diff\u00e9rence de traitement entre les hommes et les femmes dans le secteur agricole et sur la mani\u00e8re dont diff\u00e9rentes politiques agricoles affectent les femmes. Nous devons reconna\u00eetre l'existence de pr\u00e9somptions et de st\u00e9r\u00e9otypes profonds concernant les femmes, int\u00e9gr\u00e9s dans les politiques agricoles ainsi que leur impact sur ces derni\u00e8res et l'agriculture. Pour assurer le d\u00e9veloppement de l'agriculture \u00e0 petite \u00e9chelle, nous devons rendre ces politiques plus sensibles aux sexo-sp\u00e9cificit\u00e9s et ensuite passer \u00e0 l'\u00e9tape suivante de leur mise en \u0153uvre.<\/p>\n<p>En d'autres termes, nous devons r\u00e9soudre les probl\u00e8mes du secteur de l'agriculture \u00e0 petite \u00e9chelle, \u00e0 la satisfaction de tous ses acteurs et commencer \u00e0 red\u00e9finir les caract\u00e9ristiques sociales de ces agriculteurs, au-del\u00e0 de leur nombre et de la taille de leurs exploitations.<\/p>\n<p>Nous devons \u00e9galement agir de mani\u00e8re d\u00e9cisive. Les femmes et les jeunes ne seront en mesure travailler en leaders dans le secteur et permettre \u00e0 ce dernier de r\u00e9aliser son plein potentiel d'avancement que lorsque les r\u00e8gles li\u00e9es au sexe, formelles et informelles, cr\u00e9ant et renfor\u00e7ant les in\u00e9galit\u00e9s, notamment l'acc\u00e8s aux ressources, au revenu et au degr\u00e9 d'autorit\u00e9 pour les hommes et les femmes auront chang\u00e9.<\/p>\n<p>Pour plus d'informations sur la s\u00e9rie de concertation en ligne, cliquez\u00a0<a href=\"https:\/\/www.future-agricultures.org\/events\/edialogue-what-future-for-small-scale-farming-inclusive-transformation-in-challenging-times\/\">ici<\/a><\/p>\n<p>Pour t\u00e9l\u00e9charger une version PDF imprimable de cet article, cliquez <a href=\"https:\/\/www.future-agricultures.org\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/Jemimah-Njuki-eDialogue-blog_FINAL.pdf\">ici<\/a>.<\/p>\n<p>Cet article de blog a \u00e9t\u00e9 initialement post\u00e9 sur <a href=\"https:\/\/www.future-agricultures.org\/blog\/jemimah-njuki-looks-to-an-inclusive-future-for-small-holder-farming-in-africa\/\">le site web de future agriculture<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>In all meetings I now attend regarding African small-scale farming, including the Regional Perspectives eDialogue session, I consistently highlight a key issue<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":15987,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[555,607],"tags":[],"class_list":["post-16033","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blogs1","category-no-fr"],"acf":[],"mb":[],"mfb_rest_fields":["title"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16033","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16033"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16033\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16767,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16033\/revisions\/16767"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15987"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16033"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16033"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16033"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}