{"id":16987,"date":"2021-06-30T18:30:11","date_gmt":"2021-06-30T18:30:11","guid":{"rendered":"https:\/\/africanew.ifpri.info\/?p=16987"},"modified":"2021-08-13T12:34:44","modified_gmt":"2021-08-13T12:34:44","slug":"enquete-les-impacts-varies-du-covid-19-sur-les-chaines-dapprovisionnement-en-fruits-et-legumes-frais-au-senegal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/2021\/06\/30\/enquete-les-impacts-varies-du-covid-19-sur-les-chaines-dapprovisionnement-en-fruits-et-legumes-frais-au-senegal\/","title":{"rendered":"Enqu\u00eate : les impacts vari\u00e9s du covid-19 sur les cha\u00eenes d&#8217;approvisionnement en fruits et l\u00e9gumes frais au S\u00e9n\u00e9gal"},"content":{"rendered":"<p><em>La r\u00e9silience de diff\u00e9rents types de cha\u00eenes de valeur agroalimentaires pendant la pand\u00e9mie du COVID-19 a fait l'objet de nombreuses discussions. Les preuves empiriques de qualit\u00e9 sur cette question sont limit\u00e9es car la comparaison des cha\u00eenes de valeur doit tenir compte des variations de plusieurs facteurs (diff\u00e9rents produits de base, diff\u00e9rents pays, etc.). L'\u00e9tude d'Anna Fabry et de ses coll\u00e8gues d\u00e9crite dans ce texte est donc particuli\u00e8rement int\u00e9ressante, car elle compare les performances de diff\u00e9rents types de cha\u00eenes de valeur dans un m\u00eame pays (le S\u00e9n\u00e9gal) et pour un m\u00eame groupe de produits (les produits horticoles). Ils constatent que les cha\u00eenes de valeur verticalement int\u00e9gr\u00e9es et orient\u00e9es vers l'exportation ont \u00e9t\u00e9 beaucoup plus r\u00e9silientes que leurs homologues plus traditionnels qui approvisionnent les march\u00e9s int\u00e9rieurs. Les principales diff\u00e9rences concernent la mani\u00e8re dont les diff\u00e9rentes cha\u00eenes de valeur ont pu surmonter les contraintes li\u00e9es aux intrants et \u00e0 la main-d\u2019\u0153uvre. <\/em><em>Johan Swinnen<\/em><em>, co\u00e9diteur de la s\u00e9rie et directeur g\u00e9n\u00e9ral de l'IFPRI.<\/em><\/p>\n<p>En r\u00e9ponse \u00e0 la pand\u00e9mie du COVID-19, le S\u00e9n\u00e9gal a d\u00e9clar\u00e9 l'\u00e9tat d'urgence le 23 mars 2020, suivi d'une s\u00e9rie de mesures politiques visant \u00e0 emp\u00eacher la propagation du coronavirus : Les transports ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rablement restreints, les march\u00e9s publics ont \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9s et les magasins ont d\u00fb limiter leurs heures d'ouverture. Ces mesures ont perturb\u00e9 les cha\u00eenes d'approvisionnement alimentaire, en particulier celles des produits hautement p\u00e9rissables tels que les fruits et l\u00e9gumes frais (FFV).<\/p>\n<p>Cependant, ces impacts n'ont pas \u00e9t\u00e9 ressentis de mani\u00e8re uniforme. Notre enqu\u00eate sur les diff\u00e9rents acteurs des cha\u00eenes d'approvisionnement en fruits et l\u00e9gumes frais du S\u00e9n\u00e9gal, publi\u00e9e dans Agricultural Economics, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les grandes entreprises agro-industrielles des cha\u00eenes d'approvisionnement modernes \u00e0 forte intensit\u00e9 de capital ont \u00e9t\u00e9 en mesure de surmonter la crise avec un minimum de perturbations, tandis que les acteurs plus petits des cha\u00eenes d'approvisionnement traditionnelles ont \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s \u00e0 des perturbations substantielles de leur approvisionnement en main-d'\u0153uvre et en intrants, et que de nombreux petits producteurs ont r\u00e9duit leur superficie de production de fruits et l\u00e9gumes frais.<\/p>\n<p>La majorit\u00e9 des FFV destin\u00e9s \u00e0 la consommation locale sont produits par de petits exploitants agricoles. Les perturbations des cha\u00eenes d'approvisionnement domin\u00e9es par de petits acteurs peuvent donc avoir des r\u00e9percussions importantes sur la disponibilit\u00e9 d'aliments nutritifs, l'emploi et la pauvret\u00e9. Alors que nous cherchons \u00e0 tirer les le\u00e7ons des premiers impacts de la pand\u00e9mie afin de mieux nous pr\u00e9parer aux chocs futurs, ces r\u00e9sultats sugg\u00e8rent que les d\u00e9cideurs politiques devraient mettre un accent particulier sur l'am\u00e9lioration de la r\u00e9silience des cha\u00eenes d'approvisionnement nationales en soutenant les petits producteurs, en stimulant les innovations et en r\u00e9glementant le commerce int\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Pour comprendre les impacts des mesures de confinement du COVID-19 sur les cha\u00eenes d'approvisionnement en FFV au S\u00e9n\u00e9gal, nous avons interrog\u00e9 tous les acteurs concern\u00e9s, notamment les travailleurs agricoles et agro-industriels, les petits exploitants agricoles, les commer\u00e7ants, les entreprises agro-industrielles, les importateurs et les consommateurs - sans toutefois parvenir \u00e0 des \u00e9chantillons repr\u00e9sentatifs de toutes les cat\u00e9gories. Les donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 collect\u00e9es entre avril et juin 2020, \u00e0 partir d'entretiens t\u00e9l\u00e9phoniques et de questionnaires en ligne auto-administr\u00e9s. Ces donn\u00e9es primaires ont \u00e9t\u00e9 compl\u00e9t\u00e9es par des donn\u00e9es secondaires sur les flux commerciaux internationaux de FFV. Nous nous appuyons sur les donn\u00e9es initiales pour comparer la situation ant\u00e9rieure et successive \u00e0 l'\u00e9tat d'urgence, mais nous ne pouvons pas totalement dissocier les impacts li\u00e9s au COVID-19 des variations saisonni\u00e8res.<\/p>\n<p>Les perturbations sp\u00e9cifiques de la cha\u00eene d'approvisionnement li\u00e9es \u00e0 une pand\u00e9mie d\u00e9pendent de la structure et de l'organisation de la cha\u00eene d'approvisionnement en question. Il est donc utile de distinguer deux cha\u00eenes d'approvisionnement en FFV coexistantes au S\u00e9n\u00e9gal :<\/p>\n<p><strong>Une cha\u00eene d'approvisionnement moderne, <\/strong>\u00e0 forte intensit\u00e9 de capital et de main-d'\u0153uvre, coordonn\u00e9e verticalement, est organis\u00e9e autour de quelques grandes entreprises agro-industrielles \u00e0 forte intensit\u00e9 de capital qui produisent, transforment et distribuent les produits. Ces entreprises FFV se concentrent principalement sur l'approvisionnement des march\u00e9s d'exportation.<\/p>\n<p><strong>Une cha\u00eene d'approvisionnement plus traditionnelle <\/strong>se concentre sur l'approvisionnement du march\u00e9 int\u00e9rieur et pr\u00e9sente une forte intensit\u00e9 de main-d'\u0153uvre mais une intensit\u00e9 de capital plus faible. Cette cha\u00eene est domin\u00e9e par les petits exploitants agricoles et les petits et moyens commer\u00e7ants et grossistes, qui transportent les produits des zones de production rurales vers les march\u00e9s urbains humides par le biais d'un r\u00e9seau de petits et moyens commer\u00e7ants.<\/p>\n<p>La distinction entre une cha\u00eene d'exportation moderne et une cha\u00eene domestique traditionnelle ne doit pas \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e comme \u00e9tant absolue. Certaines grandes entreprises agro-industrielles d'exportation ont r\u00e9cemment commenc\u00e9 \u00e0 approvisionner le march\u00e9 int\u00e9rieur et vendent aux commer\u00e7ants et supermarch\u00e9s locaux. N\u00e9anmoins, nos r\u00e9sultats indiquent que ces grandes diff\u00e9rences ont jou\u00e9 un r\u00f4le dans la mani\u00e8re dont la crise du COVID a affect\u00e9 les cha\u00eenes d'approvisionnement en FFV modernes et traditionnelles de mani\u00e8re diff\u00e9rente.<\/p>\n<p><strong>Impact sur l'offre<\/strong><\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 de l'offre des fili\u00e8res FFV du S\u00e9n\u00e9gal, nous constatons des changements dans la r\u00e9partition et la productivit\u00e9 des intrants en termes de terre, de travail et de capital dans les mois qui ont suivi le d\u00e9but de la pand\u00e9mie et la d\u00e9claration de l'\u00e9tat d'urgence.<\/p>\n<p>Tout d'abord, parmi les entreprises FFV orient\u00e9es vers l'exportation, les grandes entreprises ont indiqu\u00e9 qu'elles n'avaient pas modifi\u00e9 leur zone de production, mais les petites entreprises ont indiqu\u00e9 qu'elles avaient r\u00e9duit leur zone de production FFV de 50 \u00e0 75% en raison de la crise. Parmi les petits exploitants interrog\u00e9s, 25 % ont d\u00e9clar\u00e9 avoir laiss\u00e9 leurs terres compl\u00e8tement en jach\u00e8re pendant la saison s\u00e8che et chaude, dont la pr\u00e9paration co\u00efncide plus ou moins avec le d\u00e9but de la crise du COVID-19, tandis que seulement 15 % ont d\u00e9clar\u00e9 avoir commenc\u00e9 un nouveau cycle de production de FFV pendant cette saison, et le plus souvent sur une plus petite part de terre que dans des circonstances normales. Pour la saison suivante, la principale saison des pluies qui a commenc\u00e9 \u00e0 la fin de la p\u00e9riode d'interview, seuls 40% des agriculteurs interrog\u00e9s ont indiqu\u00e9 leur intention d'allouer des terres aux FFV, tandis que plusieurs agriculteurs avaient l'intention de passer aux arachides ou aux cultures de base au lieu des FFV.<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8mement, les petites entreprises agro-industrielles et les petits exploitants agricoles ont \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s \u00e0 d'importantes restrictions dans l'embauche de travailleurs, en raison des restrictions de mobilit\u00e9 et des craintes des travailleurs \u00e0 \u00eatre contamin\u00e9s. En revanche, les grandes entreprises agro-industrielles n'ont signal\u00e9 aucun probl\u00e8me d'approvisionnement en main-d'\u0153uvre. Ces entreprises ont investi dans des mesures de protection et d'hygi\u00e8ne, notamment en \u00e9tablissant des conditions de distanciation sociale entre les travailleurs dans les champs et dans les unit\u00e9s de transformation, et dans une capacit\u00e9 de service de bus de banlieue plus importante ou plus fr\u00e9quente pour leurs travailleurs - un service que de nombreuses grandes entreprises offrent pour attirer les travailleurs. N\u00e9anmoins, en raison de la r\u00e9duction des activit\u00e9s, la demande de main-d'\u0153uvre dans ces entreprises a diminu\u00e9 de 20 \u00e0 90 %. Seuls 66% des travailleurs de l'agro-industrie de l'\u00e9chantillon \u00e9taient employ\u00e9s avant et apr\u00e8s la d\u00e9claration de l'\u00e9tat d'urgence, et 45% d'entre eux ont d\u00e9clar\u00e9 travailler moins fr\u00e9quemment par la suite. Nous ne constatons aucun changement dans les salaires et les contrats des travailleurs.<\/p>\n<p>Troisi\u00e8mement, l'acc\u00e8s aux intrants agricoles \u00e9tait une contrainte majeure pour les petits exploitants et les petites entreprises agro-industrielles en raison des restrictions de mobilit\u00e9, de la fermeture des magasins, de la faible disponibilit\u00e9 des vendeurs, de la hausse des prix des intrants et du manque de liquidit\u00e9s. Les plus grandes entreprises agro-industrielles n'ont pas rencontr\u00e9 de probl\u00e8mes li\u00e9s aux intrants : Elles disposaient de suffisamment de stocks d'intrants, de relations d'achat directes avec des fournisseurs d'intrants internationaux et pouvaient changer de fournisseur d'intrants en cas de probl\u00e8mes de livraison.<\/p>\n<p>En bref, la variance des impacts sur l'offre de FFV d\u00e9pend de la taille des producteurs et du type de cha\u00eene d'approvisionnement dans laquelle ils op\u00e8rent. Nos donn\u00e9es r\u00e9v\u00e8lent qu'une meilleure coordination verticale contribue \u00e0 des cha\u00eenes d'approvisionnement plus r\u00e9silientes et que la cha\u00eene d'approvisionnement orient\u00e9e vers l'exportation s'adapte plus facilement \u00e0 la situation du COVID-19 gr\u00e2ce \u00e0 des innovations.<\/p>\n<p><strong>Impacts sur le commerce et la consommation<\/strong><\/p>\n<p>Outre les impacts sur l'offre, nous avons \u00e9galement observ\u00e9 des perturbations \u00e0 d'autres stades de la cha\u00eene de valeur FFV, notamment des baisses de la demande nationale et internationale et des changements substantiels dans la mani\u00e8re dont les FFV \u00e9taient achet\u00e9s et vendus. Toujours \u00e0 ces stades de la cha\u00eene, nous observons une cha\u00eene d'exportation moderne et verticalement int\u00e9gr\u00e9e qui r\u00e9siste, tandis que la cha\u00eene locale a \u00e9t\u00e9 beaucoup plus touch\u00e9e, avec un vaste r\u00e9seau de commer\u00e7ants, d'interm\u00e9diaires et de d\u00e9taillants lourdement affect\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n<p>Les impacts diff\u00e9rentiels de la pand\u00e9mie sur les grands et les petits producteurs et sur les diff\u00e9rents acteurs de la cha\u00eene de valeur (par exemple, les commer\u00e7ants ou les d\u00e9taillants) au S\u00e9n\u00e9gal d\u00e9montrent la complexit\u00e9 d'un choc tel que le COVID-19, sugg\u00e9rant qu'une attention politique minutieuse et cibl\u00e9e est n\u00e9cessaire pour att\u00e9nuer les dommages chez les plus touch\u00e9s. Des recherches suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires pour comprendre les impacts \u00e0 long terme de ces perturbations de la cha\u00eene d'approvisionnement. Cependant, nos premiers r\u00e9sultats indiquent un impact important sur la disponibilit\u00e9 d'aliments nutritifs, l'ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la faim \u00e0 la suite de la pand\u00e9mie de COVID-19. Afin d'am\u00e9liorer la r\u00e9silience de la cha\u00eene de valeur locale et de pr\u00e9venir les perturbations lors de crises futures, il est n\u00e9cessaire d'accorder une attention politique au soutien des petits producteurs vuln\u00e9rables, \u00e0 l'am\u00e9lioration de la coordination de la cha\u00eene de valeur et \u00e0 la promotion de l'innovation.<\/p>\n<p><em>Anna Fabry<\/em><em>, <\/em><em>Kaat Van Hoyweghen <\/em><em>et <\/em><em>Hendrik Feyaerts <\/em><em>sont chercheurs doctorants \u00e0 la Division de bio\u00e9conomie, D\u00e9partement des sciences de la terre et de l'environnement, KU Leuven, Belgique ; <\/em><em>Idrissa Wade <\/em><em>est professeur \u00e0 l'\u00c9cole nationale d'agriculture de l'Universit\u00e9 de Thi\u00e8s, S\u00e9n\u00e9gal ; <\/em><em>Miet Maertens <\/em><em>est \u00e9conomiste principal au Centre LICOS pour les institutions et les performances \u00e9conomiques, KU Leuven. L'analyse et les opinions exprim\u00e9es dans cet article sont uniquement celles de l'auteur.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La r\u00e9silience de diff\u00e9rents types de cha\u00eenes de valeur agroalimentaires pendant la pand\u00e9mie du COVID-19 a fait l'objet de nombreuses discussions.<\/p>\n","protected":false},"author":365,"featured_media":17167,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[41,555],"tags":[],"class_list":["post-16987","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-news-fr","category-blogs1"],"acf":[],"mb":[],"mfb_rest_fields":["title"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16987","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/365"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16987"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16987\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17636,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16987\/revisions\/17636"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/17167"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16987"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16987"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16987"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}