{"id":20841,"date":"2025-05-18T14:07:07","date_gmt":"2025-05-18T14:07:07","guid":{"rendered":"https:\/\/africanew.ifpri.info\/?p=20841"},"modified":"2025-05-22T14:14:52","modified_gmt":"2025-05-22T14:14:52","slug":"la-science-agroalimentaire-en-transition-developper-une-architecture-durable-face-a-la-baisse-de-laide-au-developpement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/2025\/05\/18\/la-science-agroalimentaire-en-transition-developper-une-architecture-durable-face-a-la-baisse-de-laide-au-developpement\/","title":{"rendered":"La science agroalimentaire en transition : d\u00e9velopper une architecture durable face \u00e0 la baisse de l\u2019aide au d\u00e9veloppement"},"content":{"rendered":"<p>Auteurs : <a href=\"https:\/\/www.ifpri.org\/profile\/steven-were-omamo\/\"><strong><em>Steven Were Omamo<\/em><\/strong><\/a> et <a href=\"https:\/\/www.ifpri.org\/profile\/david-spielman\/\"><strong><em>David Spielman<\/em><\/strong><\/a><\/p>\n<p>En avril, le futur des sciences agroalimentaires \u00e9tait en vitrine \u00e0 <a href=\"https:\/\/events.cgiar.org\/scienceweek\">la semaine scientifique du CGIAR<\/a>\u00a0\u00e0 Nairobi, Kenya. Les panels d\u2019experts consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019adaptation au changement climatique, \u00e0 l\u2019innovation num\u00e9rique, \u00e0 la sant\u00e9 des sols, \u00e0 l\u2019\u00e9quit\u00e9 et \u00e0 la transformation des syst\u00e8mes alimentaires se sont distingu\u00e9s par leur ambition et leur sophistication. Il y avait l\u00e0 mati\u00e8re \u00e0 c\u00e9l\u00e9bration\u00a0: De nouveaux outils, de nouveaux partenariats et des visions audacieuses de ce que la recherche peut apporter face \u00e0 des d\u00e9fis mondiaux de plus en plus importants.<\/p>\n<p>Mais sous l\u2019optimisme se cachaient des questions troublantes, reconnues dans les conversations priv\u00e9es, mais rarement exprim\u00e9es \u00e0 haute voix lors des sessions principales.<\/p>\n<p>Quelles seront les cons\u00e9quences de la baisse actuelle de l\u2019aide publique au d\u00e9veloppement (APD) sur la science agroalimentaire\u2009?<\/p>\n<p>Que se passera-t-il si, comme pr\u00e9vu, le mod\u00e8le de financement fondamental qui a soutenu la recherche agroalimentaire dans les pays \u00e0 revenu faible et interm\u00e9diaire (PRFI) pendant des d\u00e9cennies continue de s\u2019\u00e9roder\u2009?<\/p>\n<p>Compte tenu de l\u2019incertitude quant \u00e0 l\u2019avenir du financement de l\u2019APD, le silence autour de ces questions \u00e9tait peut-\u00eatre compr\u00e9hensible. Mais, il est imp\u00e9ratif d\u2019apporter des r\u00e9ponses.<\/p>\n<p><strong>Risques occult\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>Au cours des cinquante derni\u00e8res ann\u00e9es, l\u2019APD a jou\u00e9 un r\u00f4le essentiel dans l\u2019\u00e9volution de la science agroalimentaire. Elle a permis la cr\u00e9ation de centres de recherche mondiaux, d\u2019institutions r\u00e9gionales et de programmes nationaux qui ont favoris\u00e9 la r\u00e9volution verte, aid\u00e9 les pays \u00e0 r\u00e9pondre aux crises alimentaires, apport\u00e9 des innovations \u00e0 des millions d\u2019agriculteurs et rendu les denr\u00e9es alimentaires plus abordables pour des millions de consommateurs.<\/p>\n<p>Cette architecture reposait en grande partie sur l\u2019hypoth\u00e8se de flux d\u2019aide stables et g\u00e9n\u00e9reux. Aujourd\u2019hui, cette hypoth\u00e8se ne tient plus. Les pays donateurs sont de plus en plus confront\u00e9s des contraintes budg\u00e9taires, \u00e0 des demandes plus pressantes de prise en compte des int\u00e9r\u00eats nationaux et \u00e0 un sentiment croissant d\u2019urgence face aux nouvelles menaces mondiales, qu\u2019il s\u2019agisse de g\u00e9opolitique, de migrations ou de pand\u00e9mies.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.oecd.org\/en\/about\/news\/press-releases\/2025\/04\/official-development-assistance-2024-figures.html\">L\u2019APD a diminu\u00e9 de 7.1\u00a0% entre 2023 et 2024<\/a> et <a href=\"https:\/\/donortracker.org\/publications\/budget-cuts-tracker#how-much-is-oda-projected-to-fall-in-2025-and-2026\">devrait encore baisser de 7.9\u00a0% en 2025 selon les projections<\/a>. Au fur et \u00e0 mesure qu\u2019elle diminue, la base de financement de la recherche agroalimentaire \u2013 le type de recherche sur les biens publics mondiaux dans laquelle ni les entreprises n\u2019investissent ni, dans de nombreux cas, les pays ne peuvent investir seuls \u2013 devient de plus en plus fragile. La continuit\u00e9, la pertinence et la vision \u00e0 long terme de la science sur laquelle nous nous appuyons aujourd\u2019hui pour r\u00e9agir aux ph\u00e9nom\u00e8nes m\u00e9t\u00e9orologiques extr\u00eames et au changement climatique, \u00e0 l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire et nutritionnelle, ainsi qu\u2019aux in\u00e9galit\u00e9s sociales et \u00e9conomiques, sont menac\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Un moment de r\u00e9flexion et d\u2019opportunit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Les fissures sont d\u00e9j\u00e0 visibles. La recherche \u00e0 long terme, ax\u00e9e sur les syst\u00e8mes, est en d\u00e9clin, tandis que les initiatives \u00e0 court terme, ax\u00e9es sur les projets, sont en plein essor. Dans de nombreux pays \u00e0 faible revenu, les syst\u00e8mes nationaux de recherche agricole sont sous-financ\u00e9s, fragment\u00e9s et peinent \u00e0 retenir les talents. Les institutions r\u00e9gionales manquent de financement stable. Les plateformes mondiales telles que le CGIAR sont prises en \u00e9tau entre des ambitions audacieuses et des contraintes impos\u00e9es par les donateurs.<\/p>\n<p>Pourtant, ce contexte difficile peut et doit aussi \u00eatre un moment d\u2019opportunit\u00e9, l\u2019occasion de repenser la gouvernance, le financement et l\u2019appropriation de la science pour le d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Une nouvelle architecture est n\u00e9cessaire, ancr\u00e9e au niveau mondial, coordonn\u00e9e au niveau r\u00e9gional et prise en charge au niveau national. Une architecture qui reconna\u00eet la science agroalimentaire non comme une \u0153uvre de charit\u00e9, mais comme une strat\u00e9gie. Il ne s\u2019agit pas d\u2019une exportation nordique, mais d\u2019une mission partag\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. Il ne s\u2019agit pas non plus d\u2019un atout pour les donateurs, mais d\u2019une capacit\u00e9 souveraine des pays \u00e0 faible revenu.<\/p>\n<p><strong>Action \u00e0 plusieurs niveaux<\/strong><\/p>\n<p>Pour construire cette nouvelle architecture, des politiques et des actions sont n\u00e9cessaires aux niveaux mondial, r\u00e9gional et national afin d\u2019aider les PRFM \u00e0 d\u00e9velopper la capacit\u00e9 institutionnelle, les outils de financement et le soutien politique n\u00e9cessaires pour d\u00e9finir, financer et diriger des programmes de recherche qui r\u00e9pondent \u00e0 leurs besoins en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Au niveau mondial, cette d\u00e9marche indique qu\u2019il faut repositionner des institutions telles que le CGIAR comme des plateformes d\u2019investissement collectif dans des d\u00e9fis communs tels que l\u2019agriculture r\u00e9siliente au changement climatique, l\u2019\u00e9quit\u00e9 du syst\u00e8me alimentaire et l\u2019innovation sociotechnique \u2013 et pas seulement comme des ex\u00e9cutants des priorit\u00e9s des bailleurs de fonds. Il s\u2019agit \u00e9galement d\u2019associer les gouvernements, les organismes r\u00e9gionaux, la soci\u00e9t\u00e9 civile et le secteur priv\u00e9 en tant que partenaires \u00e0 part enti\u00e8re dans la gouvernance et la d\u00e9finition du programme d\u2019action.<\/p>\n<p>Au niveau r\u00e9gional, nous devons relancer les r\u00e9seaux, institutions et plateformes d\u2019innovation r\u00e9gionaux fonctionnels et y r\u00e9investir, dans le but de leur redonner du pouvoir en tant que rassembleurs, financeurs, strat\u00e8ges et courtiers de la connaissance, et de leur donner le mandat et les ressources n\u00e9cessaires pour mener des missions de recherche transfrontali\u00e8res et harmoniser la politique d\u2019innovation dans les diff\u00e9rents pays.<\/p>\n<p>Au niveau national, les pays doivent int\u00e9grer la science dans leur cadre budg\u00e9taire \u2013 en fixant des seuils minimaux de d\u00e9penses en R&amp;D, en incluant son financement aux accords de d\u00e9veloppement et en cr\u00e9ant des institutions nationales phares sur le mod\u00e8le d\u2019exemples r\u00e9ussis tels que la Corporation br\u00e9silienne de recherche agricole (<a href=\"https:\/\/www.embrapa.br\/en\/sobre-a-embrapa\">Embrapa<\/a>) et le Conseil indien de recherche agricole (<a href=\"https:\/\/icar.org.in\/about-us\">ICAR<\/a>).<\/p>\n<p>Aucune architecture scientifique future ne r\u00e9ussira sans la participation du secteur priv\u00e9. \u00c0 tous les niveaux \u2013 mondial, r\u00e9gional, national \u2013 le secteur priv\u00e9 doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 non seulement comme une source d\u2019innovation, mais aussi comme un partenaire strat\u00e9gique dans l\u2019obtention de r\u00e9sultats d\u2019int\u00e9r\u00eat public dans le domaine de la science agroalimentaire. Que ce soit par le biais d\u2019un co-investissement dans l\u2019innovation, d\u2019un partenariat dans la mise \u00e0 l\u2019\u00e9chelle ou d\u2019une contribution aux plateformes r\u00e9gionales, le secteur priv\u00e9 apporte des capitaux, de la flexibilit\u00e9 et souvent une connaissance approfondie des march\u00e9s.<\/p>\n<p>De m\u00eame, aucune architecture scientifique future ne r\u00e9ussira sans la participation des agriculteurs et des organisations qui les repr\u00e9sentent. Les agriculteurs sont au c\u0153ur des processus de changement social, \u00e9conomique et technique \u00e0 tous les niveaux, et sont bien trop souvent oubli\u00e9s dans les strat\u00e9gies et plans grandioses de transformation et de croissance agricoles.<\/p>\n<p><strong>Ce que nous avons perdu et ce que nous devons retrouver<\/strong><\/p>\n<p>Il est \u00e9galement justifi\u00e9 de revenir \u00e0 des id\u00e9es et \u00e0 des mandats que nous avons eus par le pass\u00e9 et que nous avons peut-\u00eatre abandonn\u00e9s pr\u00e9matur\u00e9ment. Le <a href=\"https:\/\/hdl.handle.net\/10568\/136192\">Service international pour la recherche agricole nationale<\/a> (ISNAR), un centre du CGIAR dissout au d\u00e9but des ann\u00e9es\u00a02000, a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 pour aider \u00e0 renforcer les capacit\u00e9s nationales de recherche dans les pays en d\u00e9veloppement. Sa mission \u2014 soutenir la conception de strat\u00e9gies, la gouvernance, la gestion organisationnelle et l\u2019apprentissage institutionnel dans les syst\u00e8mes nationaux \u2014 est sans doute plus pertinente aujourd\u2019hui que jamais.<\/p>\n<p>Pour s\u2019adapter aux nouvelles r\u00e9alit\u00e9s et devenir des pierres angulaires de cette nouvelle architecture, les syst\u00e8mes nationaux de recherche agroalimentaire ont besoin d\u2019un soutien renouvel\u00e9. Les m\u00e9canismes de coordination r\u00e9gionaux et mondiaux visant \u00e0 renforcer les capacit\u00e9s et les infrastructures de la recherche agricole publique restent sous-d\u00e9velopp\u00e9s, ce qui se traduit par une m\u00e9connaissance persistante des besoins des syst\u00e8mes nationaux en scientifiques, gestionnaires et communicateurs hautement qualifi\u00e9s, capables de faire progresser la science agroalimentaire et de faire des propositions de valeur commercialisables destin\u00e9es aux investisseurs, aux entrepreneurs et aux innovateurs dans nos syst\u00e8mes agroalimentaires.<\/p>\n<p>Alors que le monde des sciences agroalimentaires se r\u00e9\u00e9quilibre, un m\u00e9canisme renouvel\u00e9 de type ISNAR \u2014 ou au moins la relance de son programme \u2014 pourrait fournir l\u2019\u00e9chafaudage strat\u00e9gique n\u00e9cessaire pour renforcer les syst\u00e8mes nationaux, harmoniser les efforts r\u00e9gionaux et aligner les investissements mondiaux sur les capacit\u00e9s, la gouvernance et l\u2019impact. Une telle initiative pourrait contribuer \u00e0 ancrer la nouvelle architecture scientifique agroalimentaire propos\u00e9e ici, en reliant les niveaux national, r\u00e9gional et mondial par le biais d\u2019un soutien coh\u00e9rent \u00e0 la transformation institutionnelle.<\/p>\n<p><strong>Le d\u00e9bat n\u00e9cessaire<\/strong><\/p>\n<p>Des personnes engag\u00e9es travaillent actuellement \u00e0 la r\u00e9alisation de ces objectifs, dans des programmes nationaux, des institutions r\u00e9gionales, et des centres de recherche mondiaux, mais de mani\u00e8re fragment\u00e9e. Comme l\u2019a clairement montr\u00e9 la semaine scientifique du CGIAR, l\u2019ambition de la science agroalimentaire est \u00e9lev\u00e9e, et c\u2019est bien ainsi. Pourtant, les d\u00e9fis actuels nous obligent \u00e0 penser de mani\u00e8re plus strat\u00e9gique. Cette ambition doit d\u00e9sormais privil\u00e9gier les questions difficiles concernant la viabilit\u00e9 \u00e0 long terme de notre secteur, la propri\u00e9t\u00e9 et l\u2019avenir du financement. C\u2019est le d\u00e9bat que nous devons maintenant lancer, ouvertement et de toute urgence. L\u2019\u00e8re de la science domin\u00e9e par l\u2019APD s\u2019\u00e9teint. Ce qui la remplacera \u2014 et celui qui en tiendra la direction \u2014 d\u00e9terminera si la science reste un pilier du d\u00e9veloppement ou une relique d\u2019un pass\u00e9 plus g\u00e9n\u00e9reux.<\/p>\n<p><em>Steven Were Omamo est le directeur de l\u2019unit\u00e9 Strat\u00e9gies de d\u00e9veloppement et gouvernance de l\u2019IFPRI et directeur du bureau IFPRI Afrique\u2009; David J. Spielman est le directeur de l\u2019unit\u00e9 Politique d\u2019innovation et mise \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019IFPRI. Les opinions sont celles des auteurs.<\/em><\/p>\n<p>Cet article a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois sur <a href=\"https:\/\/www.ifpri.org\/blog\/agrifood-science-in-transition-building-a-sustainable-architecture-in-the-face-of-declining-development-aid\/\">IFPRI.org<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En avril, le futur des sciences agroalimentaires \u00e9tait en vitrine \u00e0 la semaine scientifique du CGIAR\u00a0\u00e0 Nairobi, Kenya. 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