{"id":2090,"date":"2019-04-18T09:57:40","date_gmt":"2019-04-18T09:57:40","guid":{"rendered":"http:\/\/wca.ifpri.info\/?p=2090"},"modified":"2021-07-29T14:31:15","modified_gmt":"2021-07-29T14:31:15","slug":"qui-a-beneficie-du-dividende-de-la-paix-en-rdc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/2019\/04\/18\/qui-a-beneficie-du-dividende-de-la-paix-en-rdc\/","title":{"rendered":"Qui a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du dividende de la paix en RDC ?"},"content":{"rendered":"<h5 style=\"text-align: justify;\"><strong><em>De Wim Marivoet, Tom De Herdt, John Ulimwengu<\/em><\/strong><\/h5>\n<p><figure id=\"attachment_2063\" aria-describedby=\"caption-attachment-2063\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/africa.ifpri.info\/files\/2019\/04\/Kinshasa.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-2063\" src=\"https:\/\/africa.ifpri.info\/files\/2019\/04\/Kinshasa-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/africa.ifpri.info\/files\/2019\/04\/Kinshasa-300x225.jpg 300w, https:\/\/africa.ifpri.info\/files\/2019\/04\/Kinshasa-768x577.jpg 768w, https:\/\/africa.ifpri.info\/files\/2019\/04\/Kinshasa.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-2063\" class=\"wp-caption-text\">OLYMPUS DIGITAL CAMERA<\/figcaption><\/figure><\/p>\n<p><strong>La premi\u00e8re d\u00e9cennie du XXIe si\u00e8cle a marqu\u00e9 un nouveau d\u00e9part pour la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC).<\/strong><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Apr\u00e8s la signature d\u2019un trait\u00e9 de paix en 2002, le pays a renou\u00e9 le contact avec le monde pour s\u2019engager dans la reconstruction post-conflit. Dans cet article, les auteurs posent la question de savoir qui a vraiment profit\u00e9 des dividendes de la paix qui en ont r\u00e9sult\u00e9 ? Apr\u00e8s avoir r\u00e9examin\u00e9 les donn\u00e9es, ils en concluent que le pays a manqu\u00e9 une occasion importante de lutter contre la pauvret\u00e9 d\u00e9vastatrice.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Une opportunit\u00e9 unique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A plusieurs \u00e9gards, la premi\u00e8re d\u00e9cennie du XXI<sup>\u00e8me <\/sup>si\u00e8cle a \u00e9t\u00e9 une occasion unique pour la RDC : la mort de Laurent-D\u00e9sir\u00e9 Kabila a cr\u00e9\u00e9 une conjoncture critique, tant \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur qu\u2019\u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du pays, au cours de laquelle tous les acteurs ont compris qu\u2019il fallait \u00e9viter \u00e0 tout prix une nouvelle implosion de la RDC. La paix, la d\u00e9mocratie et la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 \u00e9taient les trois principaux ingr\u00e9dients de la reconstruction post-conflit. Dans cet article, nous nous concentrons sur le troisi\u00e8me ingr\u00e9dient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les indicateurs macro\u00e9conomiques n\u00e9cessaires pour une r\u00e9duction durable de la pauvret\u00e9 \u00e9taient certes encourageants. Non seulement le budget public a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par dix entre 2002 et 2012, mais une strat\u00e9gie de r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 \u00e9labor\u00e9e avec succ\u00e8s a finalement \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9e par un <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/978-3-319-31816-5_3398-1\">all\u00e8gement irr\u00e9vocable de la dette<\/a> en 2010, \u00e0 hauteur de 12,3 milliards de dollars. Ces efforts se sont \u00e9galement traduits par une croissance sans pr\u00e9c\u00e9dent du PIB : les taux de croissance n\u00e9gatifs sont devenus positifs en moins de cinq ans, passant de -7% en 2000 \u00e0 pr\u00e8s de +7% en 2004, et sont rest\u00e9s \u00e9lev\u00e9s jusqu\u2019en 2015, avec une exception en 2009, l\u2019ann\u00e9e suivant la crise financi\u00e8re mondiale. Avec la croissance d\u00e9mographique, estim\u00e9e \u00e0 3%, le PIB par habitant a continu\u00e9 \u00e0 augmenter en moyenne de 3 \u00e0 4% par an. Dans une perspective plus large, les pourcentages de croissance observ\u00e9s au cours de la d\u00e9cennie 2004-2013 sont sans pr\u00e9c\u00e9dents dans la RDC postind\u00e9pendance.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/roape.net\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/FinalTable1.png\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Voix divergentes, donn\u00e9es insuffisantes<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais cette croissance sans pr\u00e9c\u00e9dent du PIB s\u2019est-elle \u00e9galement traduite par une r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 ? Les avis des experts sont partag\u00e9s sur ce point. Les proches du gouvernement de la RDC, ainsi que les experts du FMI sont, comme on peut s\u2019y attendre, plut\u00f4t optimistes. Au moment de l\u2019octroi de l\u2019all\u00e9gement de la dette \u00e0 la RDC, <a href=\"https:\/\/www.imf.org\/en\/News\/Articles\/2015\/09\/14\/01\/49\/pr10274\">le FMI<\/a>\u00a0 a fait valoir \u00ab\u00a0une mise en \u0153uvre satisfaisante de la strat\u00e9gie de r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 et de la strat\u00e9gie de croissance du pays\u00a0; un maintien de la stabilit\u00e9 macro\u00e9conomique\u00a0; une am\u00e9lioration des d\u00e9penses publiques et de la gestion de la dette\u00a0; ainsi qu\u2019une meilleure gouvernance et une meilleure prestation de services dans des secteurs sociaux cl\u00e9s tels que la sant\u00e9, l\u2019\u00e9ducation et le d\u00e9veloppement rural\u00a0\u00bb. En revanche, <a href=\"https:\/\/pierreenglebert.files.wordpress.com\/2014\/11\/brenthurst-paper-2014-06-final.pdf\">Pierre Englebert<\/a>\u00a0a exprim\u00e9 une opinion populaire selon laquelle \u00ab\u00a0\u00e0 ce jour, le taux de croissance \u00e9conomique effr\u00e9n\u00e9 du Congo n\u2019a pas eu de v\u00e9ritable impact sur le bien-\u00eatre des citoyens, en particulier les plus pauvres\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans une <a href=\"https:\/\/securelivelihoods.org\/publication\/reviewing-drcs-poverty-estimates-2005-2012-unprecedented-gdp-growth-without-trickle-down\/\">publication r\u00e9cente<\/a>, nous avons r\u00e9pondu \u00e0 cette question cruciale en r\u00e9examinant deux enqu\u00eates nationales sur les m\u00e9nages, r\u00e9alis\u00e9es respectivement en 2004\/5, juste avant les \u00e9lections de 2006 qui ont inaugur\u00e9 le premier gouvernement post-conflit, et en 2012\/13, environ 7 ans apr\u00e8s le premier tour. Sur la base de ces donn\u00e9es, en 2014, l\u2019<em><u><a href=\"https:\/\/searchworks.stanford.edu\/view\/11968297\">Institut National de la Statistique<\/a><\/u><\/em> (INS) de la RDC et la Banque mondiale ont constat\u00e9 une <em>diminution<\/em> significative de la pauvret\u00e9 entre les deux p\u00e9riodes d\u2019enqu\u00eate. En utilisant les m\u00eames ensembles de donn\u00e9es, les deux institutions ont montr\u00e9 que la proportion de populations pauvres avait diminu\u00e9 de 5 \u00e0 8 points de pourcentage (voir tableau ci-dessous).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant, dans un premier temps, on note que ces deux estimations ne peuvent pas \u00eatre reproduites. En effet, la Banque mondiale pr\u00e9sente ses estimations de la pauvret\u00e9 sans expliquer en d\u00e9tails la m\u00e9thodologie utilis\u00e9e ni pourquoi lesdites estimations diff\u00e8rent des r\u00e9sultats de l\u2019INS. Dans un second temps, bien que l\u2019INS fournisse plus de d\u00e9tails sur sa m\u00e9thodologie, nous n\u2019avons pu reproduire que les estimations de la pauvret\u00e9 relatives \u00e0 l\u2019ann\u00e9e 2005, mais pas celles de 2012.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Personnes vivant dans la pauvret\u00e9 \u2013 Pourcentage d\u00e9clar\u00e9 et pourcentage reproduit, RDC (2005-2012)<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/africa.ifpri.info\/files\/2019\/04\/GRAPHIC.png\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Wim Marivoet, Tom De Herdt et John Ulimwengu (2019)\u00a0<\/strong><strong><em><a href=\"https:\/\/securelivelihoods.org\/publication\/reviewing-drcs-poverty-estimates-2005-2012-unprecedented-gdp-growth-without-trickle-down\/\">Reviewing DRC\u2019s poverty estimates, 2005-12<\/a><\/em><\/strong><strong>. <\/strong><strong>Les ensembles de donn\u00e9es originaux et les ensembles de donn\u00e9es retravaill\u00e9s peuvent \u00eatre t\u00e9l\u00e9charg\u00e9s <\/strong><strong><a href=\"https:\/\/www.uantwerpen.be\/en\/projects\/great-lakes-africa-centre\/national-datasets-livelihoods-drc\/\">sur ce site web<\/a>.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En outre, lorsque nous avons appliqu\u00e9 la m\u00e9thodologie utilis\u00e9e par l\u2019INS en 2005 \u00e0 l\u2019enqu\u00eate de 2012, nous avons constat\u00e9 que le pourcentage de personnes en situation de pauvret\u00e9 avait consid\u00e9rablement <em>augment\u00e9<\/em>, passant de 72% \u00e0 81%. Non seulement ces r\u00e9sultats contrastent fortement avec les r\u00e9sultats rapport\u00e9s par l\u2019INS, mais ils vont \u00e9galement \u00e0 l\u2019encontre de ce que nous savons sur la tendance macro\u00e9conomique de l\u2019\u00e9conomie de la RDC.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Am\u00e9liorer les m\u00e9thodologies existantes de lutte contre la pauvret\u00e9 <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Afin de produire des estimations et des tendances plus pr\u00e9cises de la pauvret\u00e9, nous avons r\u00e9vis\u00e9 la m\u00e9thodologie de l\u2019INS et recommand\u00e9 quelques modifications. Plus sp\u00e9cifiquement, ayant constat\u00e9 que l\u2019INS n\u2019a pas appliqu\u00e9 une m\u00e9thodologie coh\u00e9rente pour d\u00e9finir un \u00e9chantillon repr\u00e9sentatif sur les deux p\u00e9riodes d\u2019enqu\u00eate, nous avons propos\u00e9 un moyen de corriger cette situation. Ensuite, nous avons \u00e9labor\u00e9 une m\u00e9thode coh\u00e9rente permettant de traiter les diff\u00e9rences entre les citoyens qui sont dans un syst\u00e8me de location et les personnes qui sont propri\u00e9taires de leur logement. Nous avons \u00e9galement propos\u00e9 une m\u00e9thode coh\u00e9rente pour le calcul des seuils de pauvret\u00e9. Nous avons ainsi utilis\u00e9 ces seuils de pauvret\u00e9 pour tenir compte des diff\u00e9rences de niveaux de prix entre les grandes villes et entre les diff\u00e9rentes r\u00e9gions rurales. Enfin, nous avons corrig\u00e9 les erreurs dans le rapport sur la consommation alimentaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parall\u00e8lement aux recommandations ci-dessus, nous avons estim\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait particuli\u00e8rement important de corriger le degr\u00e9 \u00e9lev\u00e9 de fragmentation du march\u00e9 qui caract\u00e9rise profond\u00e9ment l\u2019\u00e9conomie de la RDC. Cette fragmentation r\u00e9sulte de l\u2019effet combin\u00e9 (1) des diff\u00e9rences dans les pratiques alimentaires et de consommation, (2) des diff\u00e9rences r\u00e9gionales en termes de capacit\u00e9 de production, (3) de l\u2019in\u00e9galit\u00e9 d\u2019acc\u00e8s aux march\u00e9s internationaux et (4) de la faiblesse notoire des infrastructures de communication et de transport. Les m\u00e9thodologies habituelles de calcul du seuil de pauvret\u00e9 traitent g\u00e9n\u00e9ralement ces diff\u00e9rences interr\u00e9gionales en distinguant les zones urbaines des zones rurales. Cependant, dans le cas de la RDC, ces m\u00e9thodes ne permettent de saisir qu\u2019un tiers \u00e0 moins de la moiti\u00e9 des diff\u00e9rences du co\u00fbt de la vie mesur\u00e9es par la m\u00e9thode que nous proposons.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Aucun changement en ce qui concerne la pauvret\u00e9<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur la base de la m\u00e9thodologie r\u00e9vis\u00e9e, et conform\u00e9ment aux estimations de l\u2019INS et de la Banque mondiale, nos conclusions sugg\u00e8rent que les deux tiers de la population de la RDC sont pauvres. Ce constat est d\u2019autant plus pr\u00e9occupant que la mesure utilis\u00e9e assimile essentiellement la pauvret\u00e9 \u00e0 un apport alimentaire insuffisant. En d\u2019autres termes, environ les deux tiers de la population de la RDC sont sous-aliment\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par ailleurs, contrairement aux estimations de l\u2019INS et de la Banque mondiale, nous constatons que le pourcentage de personnes en situation de pauvret\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral n\u2019a pas beaucoup chang\u00e9 entre 2005 et 2012. En d\u2019autres termes, la d\u00e9cennie de croissance \u00e9conomique sans pr\u00e9c\u00e9dent <em>ne s\u2019est pas<\/em> traduite par une augmentation visible de la consommation pour les deux tiers inf\u00e9rieurs de la population. De fait, en comparant l\u2019approche officielle et celle propos\u00e9e dans cet article, nous avons trouv\u00e9 des donn\u00e9es coh\u00e9rentes en termes de taux de pauvret\u00e9 uniquement pour le Bas-Congo et le Katanga. Dans toutes les autres r\u00e9gions, nous avons constat\u00e9 que l\u2019orientation de la pauvret\u00e9 et son ampleur varient selon les m\u00e9thodologies utilis\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019importantes diff\u00e9rences r\u00e9gionales sont \u00e0 noter. Dans les grandes et les petites villes, la pauvret\u00e9 a <em>effectivement<\/em> diminu\u00e9, alors qu\u2019elle a augment\u00e9 dans la campagne. La tendance positive observ\u00e9e dans les zones urbaines est principalement suscit\u00e9e par la capitale Kinshasa, o\u00f9 la pauvret\u00e9 a diminu\u00e9 de mani\u00e8re spectaculaire (-18 points de pourcentage), en raison d\u2019une augmentation significative du revenu global dans toutes les couches sociales. Cependant, Kinshasa fait figure d\u2019exception. En effet, nous disposons de tr\u00e8s peu de donn\u00e9es relatives aux retomb\u00e9es de la croissance du PIB par habitant dans le reste du pays. Ce r\u00e9sultat est coh\u00e9rent avec les donn\u00e9es probantes sur le \u00ab\u00a0kinocentrisme\u00a0\u00bb (un d\u00e9s\u00e9quilibre syst\u00e9matique en faveur de la capitale) et avec les <a href=\"https:\/\/www.uantwerpen.be\/en\/research-groups\/iob\/publications\/working-papers\/wp-2018\/wp-201808\/\">analyses<\/a>\u00a0qui indiquent un poids disproportionn\u00e9 du secteur minier congolais dans l\u2019\u00e9conomie politique de la reconstruction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nos conclusions soulignent \u00e9galement la n\u00e9cessit\u00e9 urgente de rendre les services statistiques nationaux et internationaux plus transparents et plus accessibles au grand public. Un int\u00e9r\u00eat accru du grand public augmentera certainement la qualit\u00e9 et la cr\u00e9dibilit\u00e9 des estimations officielles de la pauvret\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Wim Marivoet est chercheur \u00e0 l\u2019Institut international de recherche sur les politiques alimentaires \u00e0 Dakar. Ses principaux sujets de recherche portent sur la mesure de la pauvret\u00e9, des moyens de subsistance et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et nutritionnelle, avec un int\u00e9r\u00eat particulier pour la RDC. Tom De Herdt travaille \u00e0 l\u2019Institut de politique de d\u00e9veloppement de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Anvers, il est sp\u00e9cialis\u00e9 dans l\u2019\u00e9tude de la pauvret\u00e9 et du d\u00e9veloppement au Congo-Kinshasa, au Nicaragua, au Rwanda et au Cameroun. John Ulimwengu est un expert de la dynamique de la pauvret\u00e9, de la croissance \u00e9conomique et du d\u00e9veloppement rural et travaille pour l\u2019Institut international de recherche sur les politiques alimentaires \u00e0 Washington.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Photo : Boulevard du 30 Juin (le jour de l\u2019ind\u00e9pendance du Congo en 1960),\u00a0<\/strong><strong><a href=\"https:\/\/commons.wikimedia.org\/wiki\/File:2010_boulevard_du_30_juin_Kinshasa_4429661264.jpg\">4 Mars 2010<\/a><\/strong><strong>.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Wim Marivoet, Tom De Herdt, John Ulimwengu La premi\u00e8re d\u00e9cennie du XXIe si\u00e8cle a marqu\u00e9 un nouveau d\u00e9part pour la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC).<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":14366,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[555],"tags":[812,810,811],"class_list":["post-2090","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blogs1","tag-laurent-desire-kabila","tag-pauvrete-fr","tag-republique-democratique-du-congo-rdc"],"acf":[],"mb":[],"mfb_rest_fields":["title"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2090","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2090"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2090\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16381,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2090\/revisions\/16381"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14366"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2090"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2090"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/africa.ifpri.info\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2090"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}